Janssen – StarLight . Un nuovo sito targato WordPress Mon, 06 Jul 2026 15:36:50 +0000 it-IT hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.4.2 Les deux réformateurs de l’analyse spectrale ./1874/09/les-deux-reformateurs-de-lanalyse-spectrale/ Fri, 25 Sep 1874 23:06:44 +0000 ./?p=2219 Un peu avant les désastres de la guerre franco-allemande, l’Académie des sciences de Paris dècernait solennellement à MM. Janssens et Norman Lockyer une médaille d’or frappée en l’honneur d0’une grande découverte que ces deux astronomes avaient faite simultanément. En effet, le premier dans l’Inde, le second dans les bureaux du ministère de la guerre, avaient conçu simultanément l’idée d’employer, toutes les fois que le soleil est visible, le spectroscope à l’étude des protubérances aperçues jusque-là dans les éclipses totales, c’est-à-dire, au plus trois ou quatre minutes tous les deux ou trois ans. Aujourd’hui MM. Janssens et Lockyer appartiennent l’un et l’autre à l’Académie des sciences, le premier en qualité de membre titulaire et le second en qualité de membre correspondant. Lié d’amitié avec ces deux savants, bien avant que l’un et l’autre deviennent célèbres, je dois leur rendre ce témoignage, que jamais le plus léger sentiment de rivalité ne les a divisés. J’ai même été chargé par M. Lockyer d’offrir à son émule ses instruments et sa station, lorsqu’on apprit à Londres qu’il avait forcé le blocus des lignes prussiennes avec l’aérostat le Volta. La carrière de M. Janssens est trop connue pour qu’il soit nécessaire de la résumer ici. M. Norman Lockyer est âgé de trente-huit ans seulement. Il est né, en 1836, à Rugby, petite ville du centre de l’Angleterre, à peu près également éloignée de Londres et de Birmingham. Il entra jeune dans les bureaux du ministère de la guerre, où ses talents ne tardèrent point à être appréciés. Honneur inappréciable pour un débutant, il fut chargé de la rédaction du nouveau règlement de l’armée anglaise. Mais pendant un séjour fait en Suisse et à Paris, où il avait suivi pendant quelques mois les cours de la Sorbonne comme auditeur libre, M. Norman Lockyer avait contracté le goût des études astronomiques. Ses succès administratifs n’avaient plus de charme à ses yeux. C’est seulement en 1858, après son mariage avec Mde Vinifrede James, qu’il résolut de construire un petit observatoire privé dans sa maison. En 1860, il publiait un traité d’astronomie qui a eu un grand nombre d’éditions. Peu après, il adressait à la Société royale de Londres des observations qui prouvaient que la planète Mars possède des nuages et, par conséquent, que l’eau y est à l’état de vapeur. Il démontra ensuite l’existence de courants descendants dans les taches solaires. Enfin, en 1866, il publiait l’annonce de la méthode qui devait l’immortaliser, ainsi que M. Janssens. Depuis lors, il s’est adonné plus particulièrement à l’analyse spectrale. Il a été envoyé par le gouvernement britannique en Sicile et dans l’Inde, pour observer les grandes éclipses totales de 1870 et de 1871. A son retour, il a été nommé secrétaire de la grande commission royale pour la réorganisation de l’instruction supérieure. C’est en cette qualité, et chargé d’une mission spéciale du gouvernement britannique, qu’il est venu à Paris, où son séjour a été de très-courte durée. Il s’occupe actuellement de dresser une carte du spectre solaire, et ses méthodes spectrales sont étudiées par la Monnaie de Londres pour obtenir instantanément, par une simple lecture, l’analyse quantitative des alliages métalliques. […]

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Un peu avant les désastres de la guerre franco-allemande, l’Académie des sciences de Paris dècernait solennellement à MM. Janssens et Norman Lockyer une médaille d’or frappée en l’honneur d0’une grande découverte que ces deux astronomes avaient faite simultanément. En effet, le premier dans l’Inde, le second dans les bureaux du ministère de la guerre, avaient conçu simultanément l’idée d’employer, toutes les fois que le soleil est visible, le spectroscope à l’étude des protubérances aperçues jusque-là dans les éclipses totales, c’est-à-dire, au plus trois ou quatre minutes tous les deux ou trois ans.

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Medaglia attribuita dall’Académie des sciences di Parigi a Janssen e Lockyer congiuntamente nel 1874 per i loro studi sulle protuberanze solari del 1868

Aujourd’hui MM. Janssens et Lockyer appartiennent l’un et l’autre à l’Académie des sciences, le premier en qualité de membre titulaire et le second en qualité de membre correspondant. Lié d’amitié avec ces deux savants, bien avant que l’un et l’autre deviennent célèbres, je dois leur rendre ce témoignage, que jamais le plus léger sentiment de rivalité ne les a divisés. J’ai même été chargé par M. Lockyer d’offrir à son émule ses instruments et sa station, lorsqu’on apprit à Londres qu’il avait forcé le blocus des lignes prussiennes avec l’aérostat le Volta.
La carrière de M. Janssens est trop connue pour qu’il soit nécessaire de la résumer ici. M. Norman Lockyer est âgé de trente-huit ans seulement. Il est né, en 1836, à Rugby, petite ville du centre de l’Angleterre, à peu près également éloignée de Londres et de Birmingham. Il entra jeune dans les bureaux du ministère de la guerre, où ses talents ne tardèrent point à être appréciés. Honneur inappréciable pour un débutant, il fut chargé de la rédaction du nouveau règlement de l’armée anglaise.
Mais pendant un séjour fait en Suisse et à Paris, où il avait suivi pendant quelques mois les cours de la Sorbonne comme auditeur libre, M. Norman Lockyer avait contracté le goût des études astronomiques.
Ses succès administratifs n’avaient plus de charme à ses yeux. C’est seulement en 1858, après son mariage avec Mde Vinifrede James, qu’il résolut de construire un petit observatoire privé dans sa maison. En 1860, il publiait un traité d’astronomie qui a eu un grand nombre d’éditions. Peu après, il adressait à la Société royale de Londres des observations qui prouvaient que la planète Mars possède des nuages et, par conséquent, que l’eau y est à l’état de vapeur. Il démontra ensuite l’existence de courants descendants dans les taches solaires. Enfin, en 1866, il publiait l’annonce de la méthode qui devait l’immortaliser, ainsi que M. Janssens. Depuis lors, il s’est adonné plus particulièrement à l’analyse spectrale. Il a été envoyé par le gouvernement britannique en Sicile et dans l’Inde, pour observer les grandes éclipses totales de 1870 et de 1871.
A son retour, il a été nommé secrétaire de la grande commission royale pour la réorganisation de l’instruction supérieure. C’est en cette qualité, et chargé d’une mission spéciale du gouvernement britannique, qu’il est venu à Paris, où son séjour a été de très-courte durée.
Il s’occupe actuellement de dresser une carte du spectre solaire, et ses méthodes spectrales sont étudiées par la Monnaie de Londres pour obtenir instantanément, par une simple lecture, l’analyse quantitative des alliages métalliques.
Des opérations longues et coûteuses se trouvent supprimées par un procédé, qui est à la chimie ordinaire ce que le chemin de fer est à la patache de nos anciens rouliers.
Une circonstance singulière permettra de juger de son originalité et de sa modestie. Malgré la multiplicité de ses occupations officielles, M. Norman Lockyer tint à assister à une séance de l’Académie des science. Mais comme il négligea de sa faire connaitre, ni M. Dumas, ni M. Leverrier, qui s’apprêtaient à lui souhaiter la bienvenue, ne s’aperçurent que leur nouveau collègue était dans la sale. Moi-même, qui étais assis près de lui, je crus qu’il n’avait pu venir à l’Académie, comme il m’avait dit la veille qu’il le ferait.

W. de Fonvielle

Le monde illustré, A. 18, n. 911

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Ils sont contraires à tous les usages de la guerre ./1870/12/ils-sont-contraires-tous-les-usages-de-la-guerre/ Sat, 10 Dec 1870 22:43:55 +0000 ./?p=2210 Le Journal officiel fait suivre cette lettre de la note suivante: « Les faits signalés par celle letrre n’ont pas besoin de commentaires. Ils ne sont pas seulement la violation de la convention de Genève, ils sont contraires à tous les usages de la guerre, à tous les principes de l’humanité. Faire feu sur les hommes dévoués qui vont au péril de leur vie secourir les blessés, c’est ajouter aux inévitables malheurs de la lutte un acte sauvage qui pourrait devenir le point de départ de sanglantes représailles. C’est à l’opinion publique qu’il appartient de faire justice de semblables procédés. » — Une éclipse totale de soleil doit avoir lieu le 18 décembre. Elle sera visible dans le sud de l’Europe et en Algérie. Ce phénomène astronomique est de la plus haute importance, parce qu’il permettra de perfectionner l’observation des protubérances et d’arriver à des notions plus complètes sur la constitution physique du soleil. M. Janssen, l’éminent physicien, qui a fait faire tant de progrès à l’analyse spectrale des astres, avait proposé, à l’une des dernières séances de l’Académie des sciences, d’aller observer l’éclipse en quittant Paris en ballon. L’Institut avait accepté cette offre avec empressement. L’honorable ministre de l’instruction publique a accueilli favorablement la proposition de M. Janssen et a fourni à ce savant les moyens d’accomplir cette excursion scientifique si intéressante. Vendredi soir, 2 décembre, M. Janssen est parti en ballon, emportant les appareils les plus indispensables et les moins fragiles. Il se propose de se rendre à Marseille, pour compléter à l’observatoire de cette ville sa collection d’instruments. De là il gagnera la Sicile, où il fixera son poste d’observation. Ainsi nous fournirons à M. de Bismark une preuve frappante de l’énergique vitalité de cette France qu’il compte anéantir. Nous lui montrerons ainsi que, si nous savons nous consacrer à l’œuvre sainte de la défense nationale, nous savons aussi nous livrer à l’œuvre non moins sacrée du perfectionnement de la science humaine. L’Union Médicale, 1870, n. 130 scarica l’articolo originale

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Le Journal officiel fait suivre cette lettre de la note suivante:

« Les faits signalés par celle letrre n’ont pas besoin de commentaires. Ils ne sont pas seulement la violation de la convention de Genève, ils sont contraires à tous les usages de la guerre, à tous les principes de l’humanité. Faire feu sur les hommes dévoués qui vont au péril de leur vie secourir les blessés, c’est ajouter aux inévitables malheurs de la lutte un acte sauvage qui pourrait devenir le point de départ de sanglantes représailles. C’est à l’opinion publique qu’il appartient de faire justice de semblables procédés. »

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Bassorilievo con la partenza di Janssen a bordo dell’aerostato la Volta.

— Une éclipse totale de soleil doit avoir lieu le 18 décembre. Elle sera visible dans le sud de l’Europe et en Algérie. Ce phénomène astronomique est de la plus haute importance, parce qu’il permettra de perfectionner l’observation des protubérances et d’arriver à des notions plus complètes sur la constitution physique du soleil.

M. Janssen, l’éminent physicien, qui a fait faire tant de progrès à l’analyse spectrale des astres, avait proposé, à l’une des dernières séances de l’Académie des sciences, d’aller observer l’éclipse en quittant Paris en ballon. L’Institut avait accepté cette offre avec empressement. L’honorable ministre de l’instruction publique a accueilli favorablement la proposition de M. Janssen et a fourni à ce savant les moyens d’accomplir cette excursion scientifique si intéressante.
Vendredi soir, 2 décembre, M. Janssen est parti en ballon, emportant les appareils les plus indispensables et les moins fragiles. Il se propose de se rendre à Marseille, pour compléter à l’observatoire de cette ville sa collection d’instruments. De là il gagnera la Sicile, où il fixera son poste d’observation.
Ainsi nous fournirons à M. de Bismark une preuve frappante de l’énergique vitalité de cette France qu’il compte anéantir. Nous lui montrerons ainsi que, si nous savons nous consacrer à l’œuvre sainte de la défense nationale, nous savons aussi nous livrer à l’œuvre non moins sacrée du perfectionnement de la science humaine.

L’Union Médicale, 1870, n. 130

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