21 March – 21 June 2016 in Florence, Rome, Naples, Palermo, Padua

L’association spectroscopique Italienne

ANALYSE SPECTRALE

L’association spectroscopique Italienne, par M. H. TARRY. – Le spectroscope est incontestablement le seul instrument capable d’enrichir la science de nouvelles découvertes sur la constitution physique du soleil.
A Rome, le père Secchi, directeur de l’Observatoire du collége romain, et M. Respighi, directeur de celui du Capitole, furent les premiers astronomes italiens qui purent se servir de ce précieux moyen d’observation; mais à l’occasion de l’éclipse de soleil du mois de décembre 1870, les Observatoires de Padoue, Naples et Palerme en furent aussi pourvus, et, à partir de ce moment, l’observation attentive du soleil fut faite régulièrement dans chacune de ces villes.

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Diploma di Socio Nazionale della Società degli Spettroscopisti Italiani di Giuseppe Lorenzoni

Chaque astronome toutefois travaillait pour son compte personnel, ne s’occupant que des questions spéciales qu’il s’était proposé de résoudre parmi les multiples et intéressantes séries d’observations spectroscopiques qu’il y a à faire sur le soleil.
Il était évidemment beaucoup plus profitable aux progrès de la science de s’entendre pour se diviser la besogne, de manière à éviter les doubles emplois et à concentrer les efforts sur les points les plus importants qui exigent de longues séries d’observations spéciales, ce qu’il n’est pas possible d’obtenir d’un seul observateur en un lieu unique.
C’est ce qu’ont parfaitement compris les astronomes italiens, et de même qu’une vaste association s’est déjà formée en 1870, sous la direction de MM. Denza et Schiaparelli, pour l’observation des étoiles filantes en un réseau qui embrasse l’Italie entière, le père Secchi et MM. Tacchini (Palerme), Respighi, Lorenzoni (Padoue) et de Gasparis (Naples), se sont entendus pour former une association dont le but est de soumettre la surface du soleil à une surveillance tellement bien combinée que rien de ce qui se passe d’important sur notre astre central ne puisse leur échapper.
C’est le 5 octobre 1871 que cet accord s’est établi à Rome par la rédaction d’un programme que MM. Tacchini et Secchi ont formulé et auquel les autres astronomes italiens ont immédiatement adhéré, Voici l’analyse de ce programme auquel, dans l’intérêt de la science, devraient adhérer les savants des autres pays, car en pareille matière, si l’on veut faire de rapides progrès dans l’étude des questions si intéressantes qu’on n’entrevoit que depuis quelques années, le concours de tous les astronomes exercés n’est pas de trop et une association spectroscopique internationale serait un puissant moyen d’action.

Les Mondes, 1872, A. 12, vol. 27, n. 12

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