21 March – 21 June 2016 in Florence, Rome, Naples, Palermo, Padua

Analyses spectrales et observations des protubérances solaires

Le P. Secchi a publié, en 1868, dans les Actes de la Société italienne des Quarante, deux mémoires importants, accompagnés de planches, sur les spectres prismatiques des étoiles fixes. Divers observateurs se sont occupés aussi des lignes spectrales qu’on peut distinguer dans les aurores boréales. On doit citer encore les recherches spectroscopiques de M. Respighi sur la scintillation stellaire.

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Sugli spettri prismatici della luce delle stelle fisse di Angelo Secchi

Depuis la mémorable découverte, faite à peu près en même temps par MM. Janssen et Lockyer, immédiatement après la grande éclipse du 18 août 1868, de la possibilité d’observer les protubérances solaires hors des moments des éclipses totales, on a continué avec une grande activité les recherches de ce genre, et je ne pourrais en rapporter ici tous les détails. Je me bornerai à dire que MM. Huggins, Lockyer et Young en Angleterre, MM. Zœllner, Spœrer et Littrow en Allemagne, le P. Secchi et M. Respighi à Rome, M. Tacchini à Palerme, M. Ellery à Melbourne, M. Hennessey à Mussœrie et le professeur Winlock en Amérique, ont été entre les principaux auteurs de travaux récents dans cette partie si curieuse et si neuve de la science. L’optique, la physique, la chimie et l’astronomie s’y trouvent pour ainsi dire en contact mutuel, et amènent par leur concours des résultats très-remarquables, pour l’extension de nos connaissances sur la nature des corps célestes, et spécialement sur celle de notre soleil (1).
Il a paru, en 1870 et 1871, deux ouvrages spéciaux intéressants sur cet astre: l’un en français du P. Secchi, l’autre en anglais de M. Richard Proctor.

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(1) Les savants mémoires sur le soleil de M. le professeur Zœllner, de Leipsig, ont paru, soit dans le Recueil de ceux de la Société royale de Saxe, soit dans les numéros 1815-1816, 1835 et 1849-1852 des Astr. Nachrichten. M Spœrer, dans le numéro 1851 de ce dernier journal, conclut de ces observations l’existence, dans les hautes régions de l’atmosphère solaire, d’un courant dirigé de l’équateur vers les pòles.

Traveaux scientifiques étrangers, La reveu scientifique de la France et de l’étranger, S. 2, A.1, n. 26

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